Vous aviez demandé une fiche pour choisir un outil de transcription audio en local. Vous revenez après une interruption : faut-il attendre, reprendre la rédaction ou simplement retrouver le document terminé ? Demander « recommence » risque de lancer une seconde recherche alors que les sources sont déjà là, voire de refaire une action qui a abouti sans que vous en ayez vu la confirmation.
Le guide précédent sur le Kanban montrait comment suivre cette mission par le dialogue. Ici, nous repartons du moment où vous avez perdu le fil. L’objectif est de retrouver le dernier état sur lequel on peut s’appuyer, puis de continuer seulement ce qui manque.
Le scénario et le dialogue de ce guide sont inventés, illustratifs et non exécutés. Aucun incident, fichier retrouvé ou résultat de transcription n’est rapporté comme une observation de TekBrut. Nous restons sur la préparation d’une fiche de choix, sans installation ni traitement d’audio. « En local » désigne l’outil de transcription recherché, pas nécessairement le modèle utilisé par Hermes.
Revenir dans la conversation ne dit pas ce qui s’est arrêté
Selon la documentation actuelle de Hermes, quitter un client connecté au gateway, le service qui prend en charge les conversations, peut laisser le travail accepté continuer. Fermer l’interface ne suffit donc pas à conclure que la mission s’est arrêtée. Cela ne vaut pas pour une machine éteinte ou un service lui-même interrompu.
Un worker, c’est-à-dire le processus chargé d’une tâche Kanban, peut en revanche s’être arrêté. La carte et son historique peuvent toujours exister, ainsi que des documents déjà conservés. Le service qui distribue les tâches peut confier une nouvelle tentative à un autre worker selon ses règles de reprise ; il ne restaure pas pour autant toute la mémoire du processus disparu.
Il reste un cas plus délicat : une action a peut-être eu lieu, mais son résultat n’est pas connu. La documentation des sessions précise qu’après un crash du gateway, le résultat d’un tour interrompu peut rester « inconnu » et n’est pas automatiquement rejoué. Certaines actions ont pu être exécutées avant l’arrêt. Si Hermes avait commencé à exporter la fiche, l’absence de confirmation dans le dialogue ne prouverait pas l’absence du fichier à destination.
Ces situations appellent des suites différentes. Avant de relancer, Hermes doit pouvoir déterminer ce qui tourne encore, ce qui a été conservé et ce dont l’effet reste à vérifier.
Demander à Hermes de retrouver la mission existante
Vous n’avez pas besoin de reconstituer vous-même le parcours de toutes les cartes. Donnez à Hermes le résultat attendu et, si nécessaire, un repère pour retrouver la mission : le tableau, une référence de tâche ou le sujet de votre dernier échange.
Une consigne à adapter :
Reprenons notre fiche pour choisir un outil de transcription audio en local. Retrouve la mission existante dans [tableau ou référence connue] et notre dernier échange si nécessaire. Examine toi-même les tâches, leurs documents et ce qui est encore en cours. Dis-moi ce que nous avons déjà, ce qui reste incertain et ce que tu proposes de poursuivre. Ne recrée pas la mission, ne lance pas une deuxième tentative si quelqu’un travaille encore dessus et ne refais pas une action dont le résultat est inconnu. Vérifie d’abord son effet. S’il te manque un accès ou une décision indispensable, demande-moi seulement ce point. Nous restons sur une fiche de choix, sans installation ni transcription.
Cette demande suppose que le profil avec lequel vous dialoguez dispose des outils Kanban et des accès aux documents concernés. Afficher le tableau à l’écran ne lui donne pas ces permissions. Il peut aussi avoir accès à certaines cartes sans pouvoir rechercher librement dans tout le tableau. Une référence précise lui suffit alors pour commencer ; elle ne vous oblige pas à faire le diagnostic à sa place.
Pour retrouver le contexte, l’outil session_search permet à Hermes de rechercher et de lire d’anciens échanges accessibles. Il aide à retrouver une contrainte ou une décision oubliée. Il ne vérifie pas, à lui seul, qu’un document existe encore ou qu’une action a abouti.
Ouvrir les documents, au lieu de croire leur résumé
Hermes peut ensuite consulter les tâches retrouvées, leurs tentatives précédentes, les commentaires, les résultats transmis entre étapes et les pièces jointes. Les liens entre tâches indiquent aussi ce qui attendait un résultat précédent. Pour notre fiche, cela permet de distinguer une recherche déjà livrée d’une rédaction inachevée et d’une relecture qui n’a pas encore pu commencer.
La vérification décisive porte sur les documents eux-mêmes. Un commentaire disant « fiche exportée » donne une piste ; il ne remplace pas l’ouverture du fichier. Hermes doit vérifier que le document retrouvé correspond à votre demande et identifier la version à conserver.
C’est important avec les espaces de travail temporaires : un chemin cité dans un ancien message peut ne plus être exploitable. Les livrables correctement attachés à une carte sont conservés séparément de cet espace, sous réserve du stockage et des accès disponibles. L’interruption d’un worker ne signifie donc pas que ses résultats ont disparu ; inversement, aucun outil ne peut garantir de retrouver un fichier qui n’a jamais été conservé.
Le bilan utile doit vous dire où se trouve le dossier, ce qu’il contient et ce qui manque pour obtenir la fiche attendue. Il doit également vérifier si une tentative travaille encore sur la même étape avant d’en proposer une autre. Un simple statut « en cours » ne suffit pas à établir qu’un processus est toujours actif.
Un dialogue de reprise, sans tout relancer
L’échange suivant est une illustration fictive, pas le compte rendu d’une reprise exécutée. Les documents et les états décrits sont imaginaires.
Vous : On reprend la fiche transcription ? Je ne sais plus où nous en étions. Vérifie ce qui existe avant de relancer quoi que ce soit.
Hermes : J’ai retrouvé et ouvert le dossier joint à la tâche de recherche : tes contraintes et les sources sont conservées, cette étape est terminée. J’ai aussi retrouvé un brouillon de la fiche. La dernière tentative de rédaction s’est arrêtée et j’ai vérifié qu’aucun worker ne travaille encore dessus. Un commentaire mentionne un export, mais sans confirmation exploitable. Je propose de vérifier le dossier de destination avant de reprendre la rédaction. Je garde la mission et les documents existants.
Vous : D’accord. Vérifie l’export, puis propose seulement ce qui manque.
Hermes : Si l’export contient déjà la fiche attendue, je te l’indiquerai et nous pourrons passer à sa relecture. Si je confirme qu’il manque, je proposerai de terminer le brouillon à partir des sources conservées, sans refaire la recherche. Si je ne peux pas lire la destination, le résultat restera inconnu : je te demanderai cet accès ou une confirmation ciblée avant de refaire l’export.
Dans cet exemple, Hermes ne prétend pas que l’export a échoué. Il a retrouvé de quoi travailler, mais conserve une incertitude précise et propose une lecture avant toute nouvelle écriture. Vous décidez de la suite à partir de ce bilan, sans devoir ouvrir chaque carte.
Continuer ce qui manque, garder une trace de ce qui reste ouvert
Une fois les vérifications faites, la reprise peut être modeste : terminer une section du brouillon, retrouver la fiche finale ou lancer la relecture qui attendait ce document. Si un worker est toujours actif, il n’y a pas lieu de lancer une seconde tentative équivalente. S’il manque un accès, Hermes doit demander cet accès précis, pas contourner la restriction ni supposer un échec.
Demandez aussi que le bilan et la continuation retenue soient inscrits dans la tâche existante, avec les documents utiles attachés. Le prochain échange pourra ainsi repartir d’un résultat retrouvé plutôt que d’une promesse ancienne.
Cette méthode s’appuie sur les fonctions documentées de Hermes ; elle ne garantit ni récupération universelle ni absence de doublon pour toute action externe. Une carte terminée ne prouve pas à elle seule qu’un export a abouti. Et un sous-agent lancé par délégation ne bénéficie pas de la même durabilité qu’une tâche Kanban : retrouver sa conversation ne rétablit pas automatiquement son exécution après un crash.
Enfin, reprendre une mission n’exige pas de restaurer les fichiers à un état antérieur. Le guide sur les checkpoints et le rollback traite de cette autre opération. Ici, on préserve le travail utilisable. Si l’effet d’une action reste impossible à établir, cette action attend : la demande de reprise ne suffit pas à autoriser sa répétition.
Sources et lectures utiles
- Documentation officielle des sessions Hermes : historique, reprise des conversations, recherche des échanges et résultat inconnu après un crash du gateway.
- Documentation officielle du Kanban : tâches durables, outils, permissions, transmissions et conservation des livrables.
- Tutoriel officiel Kanban : tentatives successives et remplacement d’un worker arrêté.
- Documentation officielle de la délégation : sous-agents et limites de reprise après un crash.
- Sécurité dans Hermes : permissions et approbations des actions.
- Déléguer une tâche sans perdre le contrôle et sommaire de la série Hermes Agent : poursuivre selon votre besoin.
Informations vérifiées le 27 octobre 2026